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[Disparition]_Hommage a Robert Galisson
 
관리자
 
43
 
2020-03-05 17:09:30
 

>> ​​Didactique 용어를 처음으로 제안하고 학문으로서 자리잡는 데 큰 역할을 하신Robert Galisson 선생님께서 지난 2월에 돌아가셨군요. 서울대 박동열 교수님께서 전달해주신 Francine Cicurel 선생님의 추도사입니다.

 

En hommage à Robert Galisson

 

Si la didactique des langues est devenue une discipline universitaire, nous le devons à Robert Galisson qui s’en est allé sur la pointe des pieds, le 14 février 2020. Dans les années 60-80, certes, il  existe déjà des formations à l’enseignement du français langue étrangère, elles sont dispensées par le BELC,  le CREDIF, et au sein de diplômes d’université délivrés par la Sorbonne, elles ont dans leurs intitulés les termes de « méthodologie de l’enseignement des langues », « linguistique appliquée », « didactique des moyens audio-visuels ». C’est la détermination de Robert Galisson et de Louis Porcher qui est à l’origine de la création des filières FLE dans les cursus universitaires, mention FLE des licences en 1983, puis maitrise FLE en 1984 et enfin le doctorat de didactique des langues et des cultures ; ce dernier fut créé par Robert Galisson qui en restera le seigneur, œuvrant dans son fief du 4ème étage de la rue Saint-Jacques, retranché dans un bureau où il recevait les candidats et les candidates venus des quatre coins de la planète. Il serait inexact cependant de suggérer que seul le doctorat l’a intéressé car il a été directeur de l’UFR de didactique des langues, il a dirigé la revue Études de linguistique appliquée créée par Bernard Quemada qui fut aussi son professeur à Besançon. Et il a, chez CLE international, conçu et dirigé la collection « Didactique des langues étrangères » dans laquelle lui-même publie de nombreux livres.

Avant de devenir un fervent défenseur de la didactique des langues et des cultures envisagée comme une discipline qui ne doit plus être « inféodée » (un mot qu’il affectionne tout comme celui de « vassaliser ») aux disciplines de référence, une discipline qui aurait sa propre vie, sa propre trajectoire épistémologique, qui s’articule autour de la prise en compte des situations éducatives en respectant la dimension déontologique, notamment dans les rapports entre enseignants et enseignés, il a été, il faut le rappeler, un lexicologue passionné et original.  

Robert Galisson était un amoureux des mots, il aimait les créer ; les mots-valises, les néologismes, les mots désuets étaient sous sa plume comme une gourmandise à savourer (did-action, langues-cultures, heuridactique…). Il savait entraîner ses étudiants de DEA dans l’aventure de la collecte des termes, dans les inventaires de sigles, de mots-valises. Bref, il avait l’âme d’un collecteur de mots, d’un écrivain de dictionnaires. Il est l’auteur, avec Daniel Coste, d’un ouvrage qui a révolutionné la didactique de l’époque car il lui a donné son identité et ses lettres de noblesse, le fameux Dictionnaire de didactique des langues, paru en 1972 chez Hachette.

Sa conviction était que la didactique devait s’affranchir de voisines encombrantes comme les sciences du langage, ne pas être la « vassale » de la linguistique, elle devait être reconnue pour ce qu’elle était, et le nombre des étudiants attirés par la didactique lui donnait raison.

S’autonomiser, se nommer, un, être une discipline à part entière, tout le monde ne l’a pas suivi dans ce combat mais peut-être était-ce de lui qu’il parlait quand il défendait cette didactique, lui qui voulait être un homme libre, ne devant rien à personne, reconnu des autres, légitime dans son exercice d’enseignant-maitre.

 

Nous lui devons beaucoup, nous sommes nombreuses et nombreux à l’avoir eu comme directeur de thèse, comme professeur, comme collègue.

Lui, cet homme un peu sauvage et tellement singulier. Comment l’oublier ? 

 

Francine Cicurel

 

 
   
 

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